Paris vise l’excellence verte d’ici à 2050

En 2016, Paris a atteint un tournant quelques semaines à peine après la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques dans le monde: Elle a décidé de passer au vert. La ville, ainsi que le gouvernement national, ont décidé de relever le défi de devenir une ville neutre en carbone d’ici 2050 et de prouver au monde entier qu’une métropole de plusieurs millions d’habitants pourrait réduire les émissions de gaz nocifs de 80%.

Le feu vert final a été donné le 21 mars 2018, lorsque la ville a approuvé un plan ambitieux et difficile visant à devenir alimenté à 100% par des énergies renouvelables. Avec le soutien du gouvernement français, il s’est engagé à mettre en œuvre 500 initiatives «vertes» dans les années à venir, du transport à la construction, des parcs publics au commerce, de la collecte des déchets à la gestion de l’eau. L’objectif était, et reste toujours, de réduire les émissions de 3% en moyenne annuelle, ramenant la ville à un objectif intermédiaire de les réduire de 50% d’ici 2030.

Au revoir aux voitures, bonjour au train

Bien sûr, l’un des moyens les plus efficaces de réduire les émissions consiste à trouver de nouvelles solutions de mobilité. Chaque jour, 1,1 million de Parisiens se déplacent dans la ville. Ensuite, il y a les 220 000 touristes à considérer. Selon l’étude « Paris, un air de changement » commandée par la ville, chaque année, les citadins parcourent huit milliards de kilomètres à travers Paris, chacun parcourant en moyenne 4 000 kilomètres. Environ les deux tiers de cette distance, soit 60%, sont couverts par les transports en commun, un pourcentage qui doit augmenter à l’avenir selon Jean-Marc Nicolle. Les transports publics recevront un énorme coup de pouce du Grand Paris Express, l’extension du réseau ferroviaire et métropolitain en construction qui est l’un des plus grands projets de mobilité durable au monde.

Les nouvelles lignes du Grand Paris Express, dont le coût pourrait s’élever à 30 milliards d’euros, auront un impact stratégique sur la réduction des émissions, car elles relieront la banlieue au centre-ville, offrant ainsi des transports ferroviaires là où ils faisaient défaut. L’engagement de renforcer le transport ferroviaire devrait permettre de réduire l’utilisation de la voiture, qui devrait passer de 600 000 à 300 000 d’ici 2050. Pour atteindre ce résultat, la ville a déjà approuvé une série de mesures décourageant l’utilisation de la voiture: à partir de 2024, les véhicules diesel ne pourront plus circuler. Ce bloc sera étendu en 2030 à tous les moteurs à combustion interne. L’avenir sera donc électrique, mais avant tout, des moyens de transport alternatifs, du vélo au métro.

Rendre les bâtiments de Paris plus verts

Un autre domaine que la ville cible est l’immobilier: que ce soit la maison ou le bureau. Il y a 1,4 million de foyers, qui occupent une superficie de 80 millions de mètres carrés et sont responsables de 20% des émissions de dioxyde de carbone. La consommation d’énergie est naturellement très élevée. L’étude « Paris, un air de changement » calcule que les parisiens consomment 12 100 GWh d’énergie par an, soit une moyenne de 5 400 KWh par habitant. Ce chiffre augmente avec les immeubles de bureaux, qui occupent une superficie de 59 millions de mètres carrés dans la capitale française. La ville a donc décidé de mettre tout en œuvre pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments existants.

Le premier projet de rénovation a été lancé en 2014 et s’achèvera l’année prochaine, après quoi 40 000 maisons auront bénéficié d’un renouvellement énergétique et seront mises aux normes de conservation les plus modernes. À partir de 2019, l’accent sera mis sur la maintenance des bâtiments publics, qui sera suivie de la rénovation d’un million de logements privés d’ici 2050.